(The) Balvenie is watching me
S'il est un thème favoris des libéraux, c'est bien celui de la surveillance des faits et gestes de chacun. L'autre jour essayant de persuader un ami de s'inscrire sur FaceBook, je fus amusé de voir à quel point, cet individu à l'esprit critique bien développé, avait déjà fait sienne la thèse lancée par pas mal de médias selon laquelle, "s'inscrire sur FaceBook, c'est risqué parce que c'est un peu comme étaler toute sa vie sur le web". Certes, si je n'utilise pas les différents verrous qui délimitent les niveaux d'accessibilité, je risque de vite révéler des indiscrétions à n'importe-quel inconnu. Les utilisateurs savent qu'il existe des moyens de se protéger. Mais indépendamment de savoir si tout le monde peut tout savoir sur tout le monde, cela pose surtout le problème de l'usage que l'on fait de l'information que l'on peut obtenir sur vous. Cette remarque triviale prend tout son sens dans le cadre du marketing one to one. Cela fait maintenant quelques années que l'on attend que l'offre personnalisée remplace totalement le dépliant toutes boîtes. Et bien moi, au risque d'en choquer quelques-uns, je dis vive la divulgation des bases de données, surtout si cela nous permet de ne pas attendre jusqu'à l'avènement d'une société Minority Report pour profiter de publicités sur mesure ! C'est la réflexion que je me suis faite l'autre jour depuis que j'ai reçu une mignonnette de whisky The Balvenie dans un magnifique coffret accompagné d'une carte de membre du Club - ça change des trains de coupons avec kro-ajax-barilla ! Depuis, je ne cesse de me poser la question: mais comment m'ont-il retrouvé ?


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