FN, DLR, MRC: Mais de quoi se plaignent-ils ?
Le premier a l'ambition de raviver une UMP gaulliste, le second se présentera aux élections présidentielles de 2012, la troisième, elle, présage de son score aux législatives pour relever son parti. A priori tout semble les séparer, mis-à-part le fait qu'ils faisaient presqu'en même temps leur rentrée politique. Mais ce n'est pas ce point commun qui nous fait les regrouper dans un seul et même sujet: en effet, qu'il s'agisse de Nicolas Dupont Aignant, de Jean-Pierre Chevènement ou encore de Marine Lepen, tous les trois tirent à boulet rouge sur Sarkozy, lui reprochant de confondre action médiatique et agitation politique. Aussi, les 3 mouvements, reprochent au Président sa politique européenne. NDA et JPC s'en prennent à sa politique économique: ainsi, selon le premier il ne devrait pas hésiter à instaurer la TVA sociale, il n'aurait jamais dû "privatiser GDF" et il aurait dû fusionner EDF et GDF, malgré Bruxelles; quant au second, il affirme : "Je ne pense pas qu'il va tenir à ce rythme et
pouvoir continuer à parler de castration chimique, alors que la
croissance est inférieure aux attentes et que la crise menace » Heureusement, 2012, n'est pas si loin que ça, et le Che, lui, sera là. Et que dit "la Marine" sur l'immigration ? Elle accorde un "zéro" au ministre Brice Hortefeux. Mais de quoi se plaignent-ils ? Eux qui sont pour le protectionnisme et l'Etat Nation, ils devraient être aux anges de voir que le président s'en prend aux ultra-libéraux et que quand il défend son mini-traîté, c'est tout de suite pour s'en prendre à l'autonomie de la banque centrale et à la libre concurrence. Chevènement lui-même reconnaît que « Ce que nous défendions depuis toujours pour la sécurité, l'école,
l'industrie ou l'indépendance nationale, par exemple, a été récupéré
par tous. Que ce soit par Ségolène ou par Sarkozy,
sous la plume d'Henri Guaino. »
S'ils étaient libéraux, on comprendrait leurs attaques, mais là, venant de leur part, n'y-a-t-il pas un peu de mauvaise foi ? Ils devraient se réjouir, au contraire: eux qui sont contre les libéraux, le Président a préféré Guaino. Des signes qui nous indiquent que leur insatisfaction a sans doute une autre raison. Si nous étions au gouvernement, nous regarderions s'il ne nous reste pas deux ou trois commissions à leur donner pour les occuper.








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