Plutôt acheter son ordi au lux', qu'offrir 1 prime à Delarue !
Aujourd'hui, il y avait le choix en matière de coups de gueules, mais comme le cas Amazon a déjà été traité par Edouard Fillias et les manuels d'éco par Aurélien Véron,
j'ai décidé de me révolter contre cette proposition absurde: taxer les
appareils électroniques pouvant permettre de regarder la télé pour
financer le service public ! Copé s'y était essayé l'année passée le temps d'une matinée. Au vue des réactions spontanées suscitées par cette idée, la proposition avait été bien vite retirée. Mais c'est connu: chassez un impôt par la porte, il revient par la fenêtre. Et avec tous les courants d'air qu'il y a en ce moment dans notre pays, le contribuable s'enrhume assez facilement. Surtout que nous devons avoir le fisc le plus créatif au monde. Mais trève de bons mots car la chose est assez grave pour mériter un vrai coup de gueule. Tout d'abord, on a un président qui nous annonce la suppression de la publicité sur les chaînes du service public sans savoir d'où cela vient et même on se demande s'il n'a pas improvisé la mesure quelque temps avant de monter sur l'estrade. Alors surpris, on réagit en se disant que finalement ce qu'il vient de nous annoncer, c'est peut-être la fin du service public, ou tout du moins son démentellement. Mais c'est sans compter sur la réactivité de Bercy qui nous concocte un nouvel impôt en moins de temps qu'il n'en faut. On savait qu'acheter un téléviseur équivalait à devoir payer une redevance. Mais là, on va directement nous prendre 1 à 2% chaque fois que l'on achètera un appareil électronique permettant de regarder la télé, ordinateur ou mobile compris. Comme si j'allais utiliser mon lap-top pour regarder les chiffres et les lettres ou question pour un champion ! Mais de qui se moque-t-on ? Une fois de plus on se lance donc dans une usine à gaz où le contribuable n'aura aucun contrôle du prélèvement obligatoire. Cette idée est doublement absurde, car il se peut qu'il soit mis à contribution alors qu'il n'est pas spectateur, mais même, admettons qu'il le soit. Si c'est le cas, il n'aura aucun contrôle sur le programme qu'on lui imposera. En effet, on l'imagine mal ne plus acheter d'ordinateurs en signe de protestation contre la mauvaise qualité des programmes télévisés. Si une telle mesure passe, les frontaliers et autres grands voyageurs sauront que faire.



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