Petit interlude de politique étrangère alors que les élections internes font rage au sein d'Alternative Libérale:
Oyez, oyez, amis libéraux : vous qui luttez péniblement pour tenter de construire ce parti que vous avez tant espéré; vous qui pensez que la nature a horreur du vide et que nous ne pouvons pas rester avec ce titre peu glorieux de "seule démocratie occidentale sans parti libéral"; je viens vous annoncer une nouvelle qui va encore un peu plus vous coller la honte et vous faire prendre conscience de, "à quel point ce frêle parti que nous tenons entre nos mains, c'est notre destin".
D'après un sondage ( MillwardBrown SMG/KRC) réalisé récemment pour les journalistes, 48% des polonais, soit un électeur sur deux, souhaitent que l'actuel premier ministre libéral Donald Tusk soit élu président aux élections de 2010 ! Ce sondage intervient 6 mois après l'investiture du leader de Platforma Obiwatelstwo à la tête du gouvernement et alors même que celui-ci s'est engagé dans une série de réformes compliquées et peu populaires. D'après les sondeurs, si les élections avaient lieu aujourd'hui, PO remporterait 52% des suffrages.... L'actuel président Lech Kaczynski - la droite polonaise - n'obtiendrait que 23% des suffrages.
J'en profite au passage pour rappeler que PO et PiS (le parti du président Kaczynski) sont deux partis bien distincts. Aussi, il s'agit d'un très bon exemple pour montrer que l'on peut avoir un parti de droite et un parti libéral totalement indépendants l'un de l'autre, surtout que, la plupart du temps, ils sont incapables de s'entendre (à bon entendeur salut). Fait encore plus marquant: aujourd'hui, le parti libéral en question, est capable de battre la droite conservatrice et interventionniste. En bref, il existe en Europe un parti libéral qui peut prendre le pouvoir tout seul comme un grand sans sacrifier la moitié de ses idées en faisant une alliance avec un autre parti.
Allez militants Aéliens, encore un peu d'efforts. Et si jamais nous ne réussissions pas à construire AL, ça n'est pas si grave que cela : après tout la frontière polonaise n'est qu'à 10 heures de route. Je suis certain qu'après quelques années de libéralisme, les Polonais chercheront sans doute des plombiers français. Quant à nous, encore quelques années de collectivisme, et nous serons bien contents d'accepter ce qu'ils nous proposeront.
Les commentaires récents