Le petit livre rouge du libéralisme
C'est l'apparence du livre de Patrick Bonney. Un petit livre tout rouge de 76 pages intitulé le Libéralisme est un humanisme. Très facile à lire on le parcourt en moins d'une heure. Une heure pendant laquelle chaque libéral authentique qui se respecte en sortira estomaqué. L'auteur et sa maison d'édition m'ont bien aimablement fait parvenir leur ouvrage. J'ai mis du temps pour le lire - étant déjà convaincu par le titre - mais l'ai lu d'un seul trait. Car on prend le "Libéralisme est un humanisme" comme on prend un upercut au menton ou un électro-choque. Patrick Bonney écrit des vérités d'une manière très simple. Il passe en revue Hayek, Bastiat et Von Mises sans qu'on y prenne garde. Tout est digéré et abordable au plus grand nombre. On ne résume pas le Libéralisme est un humanisme, on le site. Voici donc quelques extraits :
- On est antilibéral comme on est antisémite, raciste, homophobe ou xénophobe : par ignorance crasse, méconnaissance coupable ou simple bêtise !
- Le libéralisme est un humanisme en tant qu'expression de principes vertueux (droit de propriété, responsabilité individuelle, respect de l'autre et de ses droits, sens du devoir, esprit contractuel, etc.) qui, à travers les siècles et le bon usage que les hommes en ont fait, ont démontré leur suprériorité indéniable sur d'autres qui l'étaient moins."
- Par définition, le libéralisme échappe aux clivages politiques dans lesquels on voudrait l'enfermer pour mieux caricaturer. Il n'est pas, comme le sous-entend à mots à peine couverts une certaine gauche bien
pensante, l'armature de régime d'extrême-droite. Il n'est qu'à voir les comportements protectionnistes, interventionnistes, étatistes de la droite française pour constater que, s'il ne saurait être de gauche, le libéralisme n'est pas de droite non plus ! Il n'est pas d'avantage, comme on aimerait le faire croire une doctrine au service des riches et des puissants. Libéralisme n'est en aucun cas synonyme de richesse et d'argent, mais de liberté et de responsabilité. (spéciale dédicace à Aurélien Véron et à David Poryngier)
- Car pour l'heure, jamais l'évidence étatique n'aura été aussi forte... jamais enfin les véritables libéraux n'auront été aussi peu nombreux. C'est pourtant en ce moment fatidique, point zéron de la reconquête, que je choisis pour lancer mon appel. Bouteille à la mer qui trouvera peut-être destinataire.
- Il faut éradiquer l'Etat de la pensée commune comme un exorciste chasse le diable des esprits. Que l'expérience et le vécu donnent raison à ses principes n'exclue en rien de donner au libéralisme le sens d'une quête. C'est ce qui lui a toujours manqué. C'est son pêché originel : être perçu comme une théorie économique sans dimension humaine. Alors qu'il est précisément l'inverse. Il faut corriger cette erreur initiale en lui donnant la dimension spirituelle que certains de ses chantes ont voulu occulter (spéciale dédicace à Alain Madelin) mais que d'autres ont mis en évidence (Tocqueville, Bastiat, Hayek) et qui, seule, permettra aux idées libérales de s'imposer comme une évidence.
- Il est également fondamental de rappeler qu'il n'est pas - et qu'il ne peut pas être - de liberté économique sans liberté individuelle. Il convient donc avant toute chose d'en finir avec les clivages anciens. On ne peut être libéral au sens où nous l'entendons qu'en associant les deux démarches. Il faut en finir avec le grand écart qui consistait à se faire le prosélyte du régime de Pinochet sous prétexte que l'économie du Chili était libérale. Et d'ailleurs l'était elle ? Comme il est tout aussi inconsistant de s'ériger en défenseur des droits et des libertés individuelles si l'on prône en contrepartie le dirigisme économique et l'étatisme à tout crin. Idéologie dont on connaît les dérives totalitaires. La famille libérale doit s'unir et se retrouver dans la cohérence (Connaît-il Sabine Herold, Edouar Fillias et Alternative Libérale ?)
Merci deux fois donc à Patrick Bonney: pour m'avoir offert son livre et pour avoir mis tant d'énergie dans ce petit livre puissant (ça se ressent !). Je conseille à tout le monde bien évidemment l'achat du "libéralisme est un humanisme" aux libéraux convaincus et également à ceux qui à force d'en entendre parler ont envie d'y goûter : plus fort que le Red-Bull, ce manifeste réveillera le libéral qui sommeille en vous.



salut merci pour ces extraits excellents ! Je fonce l'acheter.
Et je me reconnais complètement dans sa définition du libéralisme, dans son côté humaniste avant tout.
C'est l'approche de Salin également.
Espérons que nous ne serons pas les seuls à le lire, et à le comprendre.
à bientôt !
Rédigé par: LOmiG | 19/10/2008 at 14:19
Ca en vaut la peine effectivement. Je pense que tu peux le commander sur Internet.
Rédigé par: JPO | 19/10/2008 at 23:56
Je vous signale, à toutes fins utiles, la réédition de La Loi, de Frédéric Bastiat, en 2008 aux éditions Lulu.com
Rédigé par: Marc | 20/10/2008 at 17:48