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novembre 2007

30/11/2007

Mauvais Saint-Nicolas et bon père fouettard

St_nicolas_graziella_pasquarelli Étant Lorrain d'origine comme tous les enfants du Grand-Est de la France, j'ai gardé en souvenir ce moment unique de la Saint-Nicolas, où chaque enfant devient un privilégié par rapport aux autres petits Français. Car en effet, quelques semaines avant Noël, il reçoit déjà des cadeaux. Ayant attendu avec impatience l'annonce du discours télévisé de Nicolas Sarkozy, j'ai donc retrouvé les réflexes acquis pendant ma plus tendre enfance (surtout que la Saint-Nicolas a lieu ce week-end à Nancy), et ai sorti mes souliers que j'ai délicatement posés sous la télé en espérant que le Saint Homme allait venir y vider sa hotte. On m'avait dit que cette année Saint-Nicolas me réservait une grosse surprise, quelque chose de complètement inattendu...Pourtant, cela ne m'avait pas empêché de faire une petite liste dans un coin de ma tête avec des cadeaux pour moi: la flat tax, le salaire complet, la retraite par capitalisation, la possibilité de choisir mon assurance maladie, la fluidification du marché de l'immobilier.... mais aussi des cadeaux pour ceux qui sont susceptibles de m'embaucher ou d'embaucher mes compatriotes: la simplification du contrat de travail pour fluidifier le marché du travail, la diminution de la taxe professionnelle, la baisse des charges patronales et salariales, la facilitation de l'accès à des prêts financiers, la suppression de tous les numerus clausus... Enfin, bref, j'avais fait une liste de cadeaux sérieux, faits pour durer; des cadeaux avec lesquels on joue encore des années après, pas des babioles avec lesquelles on joue 5 minutes avant de les poser dans un coin pour ne plus jamais les regarder, ou encore celles qui se cassent facilement. A ma grande déception, Saint-Nicolas, ne m'a pas amener les cadeaux que j'attendais. Certes, il est venu avec la possibilité de travailler le Dimanche et je l'en remercie. Certes, il propose aux salariés de racheter leurs RTT, mais pourquoi ne pas tout simplement supprimer les 35 heures ? Vendre les bijoux de famille pour financer les universités... Beau geste, mais comment les financera-t-on le jour où l'on n'aura plus rien ?  Bref, je m'attendais à d'autres types de cadeaux de la part de Saint-Nicolas. Par contre, question coups de triques, rien à redire ! Le père fouettard se posait là en maître pour corriger les "voyous des banlieues qui ont tiré sur des fonctionnaires" et l'ancien président Chirac, pour lequel il est "dommage que la justice vienne si tard."
Moralité, il est clair que les enfants ont besoin d'un Saint-Nicolas et d'un père fouettard, mais comme on suppose que les Français ne sont plus des enfants, le mieux pour relancer le pouvoir d'achat ne serait-il pas encore de supprimer l'Etat Saint-Nicolas ? En effet, quand on est enfant, on ne s'en rend pas bien compte, mais quand on grandit, on voit bien que Saint-Nicolas ne sort jamais rien par enchantement de sa poche. Quant à l'Etat Père Fouettard, s'il faisait bien son travail, il inspirerait tellement le respect aux citoyens qu'il n'aurait jamais besoin de sortir son martinet. Malheureusement, on peut craindre que de tous les personnages imaginaire de cette légende, seule la bourique soit bien réelle. 


La photo ci-dessus est empruntée à Graziella. http://www.grazi.be


28/11/2007

Avoir le luxe de pouvoir se passer du contrat de lecture

 

Sabine Herold et Julie Coudrie
Vidéo envoyée par jeanpauloury

La notion de « contrat de lecture », d'Eliséo Veron permet de "rendre compte de la relation entre un média et ses lecteurs, à la fois en termes individuels, via le mode d’adresse adopté, et plus collectifs, via les « visions du monde » proposées. Contrat proposé jour après jour, dans le texte du journal, validé par l’acte d’achat et de lecture, lui aussi régulier dans le temps." Ce contrat implique constamment les 2 parties : « Cette relation entre un média et son public ne se conçoit pas à sens unique : ni d’un côté, un média qui influencerait et manipulerait ses lecteurs, ni de l’autre, un média simple reflet des opinions de ceux-ci. Le média est source d’informations pour son public propre mais aussi lieu de réaffirmation des valeurs de ce même public ; il est porteur de nouvelles interrogations mais aussi dépositaire d’éléments constitutifs du lien social de son lectorat." Tout cela est bel et bien bon et on aime la sociologie quand elle nous décortique ainsi le monde. On veut croire volontier que cette notion de contrat de lecture est mise en application à tous les niveaux de la sphère médiatique. Mais qu'en est-il du service publique ? Vous allez me dire oui, bien évidemment, puisque le téléspectateur est soumis à la redevance télé. Donc si demain il n'était pas content de l'information que lui délivre France 2, ou s'il avait des doutes sur la véracité de celle-ci, par exemple, il se révolterait en refusant de payer sa redevance télé. Oui mais voilà, tout n'est pas si simple : s'il refuse de payer cet impôt, on lui envoie relance sur relance, et, pour finir, qui sait, peut-être finira-t-il par voir arriver l'huissier... Il faudrait alors que tous les Français se révoltent en même temps en lançant une grande grève de la redevance télé. Oui mais, pour cela, il faudrait que tout le monde partage la même insatisfaction. Et jusqu'à présent, ça n'est pas le cas. Tous les Français plébiscitent le traitement de l'information que leur propose les journalistes du service public. La preuve en est que pour respecter le contrat de lecture, certains journalistes du service publique font des reportages dans lesquels ils font passer tous les anti-grèves pour des réactionnaires, ce alors-même qu'une très grande majorité de Français étaient contre cette grève. Doit-on en déduire que tous les Français sont d'accord avec le fait de se faire traiter de réactionnaire ? Ensuite, imaginez que vous passiez un instant de l'autre côté de l'écran et que vous assistiez au tournage d'un reportage effectué par certains journalistes zélés du service publique: en face de vous, une jeune politique libérale se fait cuisiner:
- "Alors, Sabine Hérold, avouez, hein ? Vous êtes bien pour la suppression des syndicats, n'est-ce pas ?", - "Pas du tout, bien au contraire, je suis pour plus de syndicats et de syndiqués. Et je veux un monde syndical, fort, libre et représentatif."
Après avoir assisté à cette scène vous rentrez à la maison où vous attendez que passe le reportage. Et là que voyez-vous ? Le portrait d'une militante anti-grève dont le seul message sur les syndicats est réduit à cette petite phrase assassine et insignifiante d'un point de vue politique "certains ne sont pas sympathiques du tout" suivi d'un bruitage ridicule. Vous vous frottez les yeux en vous disant que vous avez dû manquer un passage et vous vous dites : pourquoi le journaliste n'a-t-il pas exposé la solution politique proposée par Alternative Libérale, alors qu'il a passé une journée complète avec la porte-parole du parti. Mais me direz-vous, c'est normal, c'est ça la liberté de la presse. Ah d'accord.... J'avais presque fini par l'oublier. Mais alors pourquoi, moi, je ne suis pas libre de ne pas payer ma redevance à France 2, si France 2 choisit de traiter les sujets de la manière que je n'ai pas envie de les voir. Pire, si je sais qui plus est qu'elle les traite par dessus la jambe ! On pourra toujours s'evertuer à parler de contrat de lecture (en l'occurence, ici, contrat de visionage) après cela, il apparraîtra que ce contrat s'impose de manière unilatérale au spectateur. Le comble du paradoxe, ou du masochisme, étant que le téléspectateur doit payer pour se faire maltraiter ! Mais si tous les Français sont ravis ainsi, alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

PS/ Ceci-dit, soyons bon prince et ne tombons pas dans le cliché stérile qui soutiendrait que toute l'information qui vient du service publique est forcément orientée: pour un sujet biaisé, on peut trouver plein d'autres émissions traitent objectivement et consciencieusement de la réalité. Mais encore une fois, on voit à quel point le respect du contrat de lecture est essentiel pour que l'on dispose d'un bon traitement de l'information.

21/11/2007

Grand concours de slogans anti-grèves

Stopgreveoct07010 Alors que la manifestation anti-grèves de Dimanche fut un véritable succès, les humoristes s'en sont donnés à coeur joie pour ridiculiser le "mécontentement des usagers". Des guignols, au Fou du roi en passant par le Grand Journal, ils ont caricaturé les revendications des mécontents, avec parfois une certaine réussite. Il est vrai que le slogan "Grévistes ! Fascistes" est au moins du niveau de "CRS ! S.S.!". Certains journalistes ont également constaté que l'organisation et la mobilisation n'était pas à la hauteur des manifestations mise en place par les syndicats qui, je cite "auraient mis en place des bus pour venir à la manifestation et auraient imprimé beaucoup plus de tracts"... Ils ont les moyens, eux. Eh oui ! Que voulez-vous, le monde associatif n'a pas le "social background" du milieu syndical. Pourtant pour une deuxième (la première remonte à 2003) c'était plutôt pas mal. Et puis si la grève continue, on va pouvoir se perfectionner le Dimanche qui vient. Il nous reste quelques jours pour trouver des idées. Alors je lance ici un grand concours de slogans et j'ouvre le bal par un petit chant des îles :
"Un Thibault, deux Thibault, trois Thibault c'est trop. Un Thibault, deux Thibault, trois Thibault c'est trop. Un Thibault, deux Thibault, trois Thibault... Y-en-a assez, la grève ça nous fait suer!"

17/11/2007

Le 18 Novembre : Miss Thatcher strikes.... back

Dsc00728Il n'est jamais trop tard pour bien "fer", cela pourrait être le slogan de campagne de Mademoiselle Thatcher, allias Sabine Herold qui, pas moins de 28 années plus tard, marche sur les pas de Margaret. And now, that Miss Thatcher is striking back, the strikes will surely be back ! Regardez-là ici sur la photo, elle écrase Arlette et ces deux vampires de son sourire. Cette semaine Sabine a enchaîné passages médias sur articles de presse: Europe 1, LCP, Radio Classique, Fogiel, Ruquier, France Soir, Le Figaro.... Quelle santé ! Travailler la journée, pendant que la fonction publique fait la grève, pour venir porter la bonne parole libérale le soir sur les plateaux de télévision. Après avoir réussi à réunir plus de 70000 personnes en 2003 en compagnie d'Edouard Fillias et de Liberté Chérie, combien Mademoiselle Thatcher réussira-t-elle à rassembler de citoyens désespérés ce Dimanche ? Le 18 novembre Madame Thatcher contre-attaque Place de la République. Mais cette fois-ci elle se trouvera aux côtés d'associations de la société civile (CA, LC, SOS education....), organisatrices de service, dont elle partage le ras-le bol tout en étant porteuse d'une vision politique: celle du programme d'Alternative Libérale. Une chose est certaine, elle a réussi ce soir à gagner l'assentiment du public qui était venu assister à l'émission de Laurent Ruquier: la preuve, en descendant les escaliers du Moulin Rouge, ils lui ont demandé de poser pour prendre des photos ! Sabine, welcome in the Strike system et bonne chance aux élections internes d'Alternative Libérale: tu mérites vraiment ton poste de première conseillère nationale du parti ! Quant à moi j'appelle tous les conseillers nationaux à voter Sabine Herold.
Je vous invite également à rejoindre le fan club de mademoiselle Thatcher sur Face Book

16/11/2007

Mon métier mérite un régime spécial

Velib En cette période de prétendue remise en cause des régimes spéciaux, les émissions sur la pénibilité du travail vont bon train. On trouve toute une panoplie de débats où des ergologues de tous poils viennent nous expliquer que l'on ne peut pas ainsi rayer d'un trait de plumes le statut des régimes spéciaux, car ceux-ci reposent sur la pénibilité du travail. Et bien évidemment, il faut enchaîner séminaires harassants et colloques épuisants, pour pouvoir pondre de pénibles rapports qui vous expliquent qu'il faut encore des années avant de  pouvoir produire un instrument de mesure adéquat pour mesurer la pénibilité du travail. C'est Arlette qui essaye d'impressionner Sabine Herold sur le plateau de M6 en sortant son étude sur la vision des conducteurs de TGV, qui subiraient les poteaux qui s'enchaînent à une trop grande vitesse. On s'en frotte les yeux... Bref pour revenir à mon cas particulier, je revendique pour moi-même un régime spécial, car en tant qu'attaché de presse je viens de me rendre compte que j'exerçais un métier à risque. En effet, l'autre jour j'ai reçu un appel d'un journaliste de radio béton, qui m'a littéralement insulté au téléphone parce que je venais de lui faire passer un communiqué sur les grèves. Après avoir essayé de le calmer à plusieurs reprises, je lui ai proposé que l'on se rencontre pour s'expliquer d'homme à homme. A la suite de quoi il a raccroché pour m'envoyer un mail d'insulte que je retranscris ici.

        De :       info@radiobeton.com
        Objet :     radio béton
        Date :     14 novembre 2007 12:24:53 HNEC
        À :       presse@alternative-liberale.fr

    *Salut gros,
    je baisse d'un ton si je veux...on est encore en Démocratie ou bien??!!
    Tu crois vraiment que tu peux envoyer tes merdes et qu'en plus il faut rien dire..!??
    Moi ton alternative libérale,elle me fait bien rigoler...
    Donc tu  me désinscrit de ta mailing list  sans même broncher et la prochaine fois,tu fais gaffe à qui tu envoies tes écrits torchons...

    Tu te sens agressé?!!...moi aussi quand je lis :"Grèves : un mouvement égoïste ***et réactionnaire"*.
    Ca fait 1 partout!!!

Si avec cela, il n'est pas reconnu que je fais un métier à risque ! Je ne prends pas en compte le fait que l'exposition prolongée aux ondes de mon téléphone portable doit fortement nuire à mon cerveau et qu'aujourd'hui en période de grève j'ai dû prendre plusieurs fois un Vélib pour me rendre à des événements presse et à des plateaux TV. Avec tout ces éléments je me considère pleinement dans mon droit pour réclamer un régime spécial et suis prêt à prendre ma carte à la CGT s’il le faut.... Euh j’ai dit une connerie ? Ben voyez-vous, c’est bien la preuve que je fais un métier à risque, vous pouvez mettre mes erreurs sur le compte de la fatigue....

08/11/2007

Démocratie en France: Tocqueville change de bord

41S'il est un ouvrage de référence pour les libéraux authentiques, c'est bien De la démocratie en Amérique d'Alexis de Tocqueville. Presque deux siècles après, l'esprit du marquis est de retour incarné par une équipe de cinéastes américains. A leur tour Steve Kramer, Henriette Mantel, Mischa Duncan, Matt Kohn et Charles Kramer, portent un regard persan sur notre société et sur un pays en plein changement. Voici venir le film événement Démocratie en France. Plus de 90 minutes d'interviews réalisés pendant la campagne électorale des présidentielles 2007. De Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy en passant par François Bayrou et les “petits candidats”, Démocratie en France passe en revue tous les acteurs des présidentielles 2007 et l’impact sur l’opinion française. Pour ceux qui ont participé à notre congrès du Bataclan en février 2007, vous aurez le plaisir de retrouver des interviews de Sabine et d'Edouard réalisées sur place.
Si vous souhaitez assister à une projection de ce film, voici quelques dates: nov. 20 Bataclan
nov. 26, 27 Max Linder.

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