Védrine veut interdire le débat sur la concurrence
Ceux qui ont écouté comme moi l'interview de Jean-Pierre Elkabach ce matin ont dû avaler leur biscotte de travers et renverser leur tasse de café. En effet, après avoir affirmé, que les Français devaient cesser de se méfier de la mondialisation et adopter une attitude dynamique à son égard, Hubert Védrine s'en est pris assez violemment au "catéchisme libéral" qu'il a renvoyé au même niveau que la politique des alter-mondialistes (ça ne vous rappelle rien ?). L'ancien collaborateur de Mitterand est même allé jusqu'à affirmer qu'il y avait certains débats caduques: ainsi, nous autres libéraux, nous serions inconséquents d'invoquer sans arrêt le débat sur la concurrence. Et si j'ai bien entendu, mais je réécouterais le podcast de l'émission pour en être assuré, tellement c'est énorme: le débat sur la libre concurrence ferait parti de ces débats que l'on devrait interdire. En conséquence, il faut se protéger. C'est la thèse qu'il a pu développer de manière un peu plus conséquente avec Edwige Chevrillon, sur BFM cette-fois ci. Avec un magnifique exemple (là, j'était totalement perdu). Il a, tenez-vous bien, affirmé que les anglais payaient les pays chinois 5% moins cher que nous ! Mais alors, il faut plus de protectionnisme ou moins de protectionnisme pour en arriver là ? Pouvez-vous préciser votre pensée Monsieur Védrine ?
En bref, si on analyse la rupture que propose Hubert Védrine, on s'aperçoit que celui-ci vient d'être missionné pour savoir qu'elle place devait occuper la France dans la mondialisation et on se rend compte que la réponse géniale qu'il propose, c'est le ni-ni ! Il fallait le faire, personne n'y avait pensé avant lui ! Et on comprend alors qu'en "restant socialiste", il choisisse de se ranger derrière Nicolas Sarkozy....Car effectivement, la conséquence logique de l'ouverture, c'est le ni-ni ! On salive déjà en attendant le rapport de Jacques Attali.

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